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: Migrations vers l'open source: pourquoi se taire ?

Posté par Pouce (). Modéré le 28 novembre 2005.
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Le site anglais ZDnet.co.uk vient de publier un dossier sur le silence qui entoure les migrations vers l'open source. En se basant sur les déclarations des acteurs de l'open source et celles de responsables de chez Microsoft, ce dossier tente d'expliquer les raisons qui poussent les organismes (publics ou privés) à rester muets sur leurs projets de migration. Ce dossier se divise en deux parties.
La première, Why open source projects are not publicised (Pourquoi les migrations vers l'open source ne sont pas rendues publiques), donne les principales explications à ce mutisme: raisons politiques, stratégiques, médiatiques...
La seconde, Open source projects: Why it pays to keep quiet (Migration open source : pourquoi il est payant de se taire), explique comment la stratégie offensive de Microsoft dissuade les organismes migrants de parler.

> Lire la suite (68 commentaires, moyenne: 3,5).   [dépêche : 3447 caractères]

Résumé en français du dossier de ZDnet.co.uk

Pourquoi les migrations vers l'open source ne sont pas rendues publiques.

Les acteurs de l'open source constatent de plus en plus de migrations vers leurs solutions logicielles.
Cependant, le déploiement de ces logiciels semble rester un secret tant les organismes qui font cette migration semblent réticents à en parler.
Plusieurs explications à ce mutisme peuvent être données.
Premièrement, la raison politique: les entreprises migrant partiellement vers l'open source ne souhaitent pas s'attirer les foudres des fournisseurs de logiciel dont ils peuvent encore dépendre pour certains produits.
Le secret stratégique est une autre explication fréquemment donnée: les entreprises qui tirent des profits de cette migration ne souhaitent pas en donner l'idée à leur concurrents.
Par ailleurs, certains ne voient pas quels avantages ils pourraient tirer à médiatiser leur migration. Plus encore, le risque de publicité négative est évoqué. Devant les campagnes de dénigrement de l'open source et de ceux qui l'adoptent par Microsoft, le secret est encore la meilleure solution. Ce secret est même parfois entretenu jusqu'au niveau des employés.
Enfin, les fournisseurs de logiciel open source ne semblent pas disposer des mêmes ressources marketing que leur concurrents du monde propriétaire et donc ne peuvent pas toujours accompagner les entreprises qui auraient pu rendre publique leur migration.

Migration open source : pourquoi il est payant de se taire.

Que se passe-t-il lorsque l'on parle de faire une migration vers l'open source? Que font les fournisseurs de solutions propriétaires pour empêcher cela?
Lorsqu'un fournisseur comme Microsoft perd un marché, c'est toute une machine commerciale qui entre en marche. Si l'on décide d'opter pour l'open source et d'en parler, il faut s'attendre à recevoir la visite de cadres commerciaux de Microsoft insistants voire envahissants. La perte de temps engendrée par cette stratégie offensive à tous les niveaux de Microsoft encourage les entreprises à faire profil bas.
Certaines organisations essayent de tirer avantage de la situation: en s'intéressant à une migration vers l'open source, elles espèrent se voir accorder une réduction sur les licences. Microsoft dément accorder ce genre de réduction même si dans les faits c'est bien ce qu'il se passe.
A l'inverse certains organismes migrant partiellement vers l'open source craignent de voir le prix de leurs licences augmenter. Ils préfèrent donc se taire, sous la pression de Microsoft. Là encore, Microsoft dément.
Une autre menace qui pèse sur ceux qui pourraient avoir envie de parler est celle de l'audit. En effet, il a été observé des coïncidences troublantes entre la médiatisation d'une migration et la demande d'audit logiciel. L'année dernière, une étude de la BSA (Business Software Alliance, organisme demandant et réalisant des audits, soutenu entres autres par Microsoft) a montré que 35% des logiciels dans le monde n'avaient pas de licence valide (27% pour la Royaume Uni).
Voilà en partie ce qui peut rendre le mutisme payant.
Les acteurs de l'open source déplorent cet état de fait en soulignant que les organismes effectuant ces migrations n'ont pas toujours les moyens financiers de soutenir les projets open source mais que communiquer sur ces migrations est un autre moyen de soutenir cette alternative.

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[+] les mauvaises raisons d'une migration.

Posté par Diehuman () le 28/11/2005 à 10:21. (lien). Évalué à -10.

Dans le cas de la France, majoritairement, les migrations vers l’open source, et particulièrement vers les produits gnu/linux, sont dues à des problèmes de budget.
L’esprit est tout simplement de profiter d’un maximum de choses sans payer.
Et ne rien dire, pour (toujours dans l’esprit), continuer de faire croire que la France reste un pays riche.
C’est triste.

Oui mais...

Posté par Diablo150 (page perso, ) le 28/11/2005 à 11:22. (lien). Évalué à 5.

Oui ce sont plus que des alternatives, par exemple OpenOffice, c'est carrément u, concurent maintenant :)

Le probleme c'est que depuis longtemps, microsoft c'est comme le pétrole, beaucoup de monde en est devenu dépendant, en particulier les entreprises.

Et c'est quand meme scandaleux que ce soit microsoft qui fixe ses regles et que sa soit les clients qui doivent s'aligner, c'est impréssionant comment microsoft a bien rodé son systeme :-(

Par contre, j'ai vu une émission (un débat) sur direct8 sur les logiciels libres face aux propriétaire, et celui qui défendait le proprio avait parlé de plusieurs entreprises qui avaient coulés parce qu'elle dépendait totalement de l'informatique et n'avait pas réussi a former ses les employés au changement, et donc grosse baisse de productivitée...
(Je crois que c'etait une migration sur vers linux et OpenOffice....)

Bref, passer au libre c'est bien, mais il faut y mettre le temps, choix difficile, meme si l'entreprise se porte bien.

Bien sur sa n'a rien avoir avec le silence qui entoure les migrations vers le libre, mais sa peut etre un frein :)

Le silence est d'or

Posté par Valdenaire Denis (page perso, ) le 28/11/2005 à 11:37. (lien). Évalué à 9.

NOTE : Je ne pense pas que l'on puisse généraliser cette observation, donc ce que je vais dire n'est valable que pour un ou deux cas isolés.

<je connais deux cas ou...>
La migration vers l'open-source où le logiciel libre résulte de la volonté d'un [obscur] technicien pugnace. Il est sur de son coup, mais il affronte beaucoup de pression. Autant son projet pourrait échouer avec des outils commerciaux, il pourrait s'abriter derrière les prétentions fallacieuses des entreprises qui ont vendu des licences à un prix exorbitant (ok je polémique un peu), autant on ne lui pardonnera pas d'avoir fait du nouveau. Donc, il fait profil bas.
</je connais ...>

Ca reste des cas isolés. Je connais pas le monde entier.

Et comme disait le tao "celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas".

Petite question de vocabulaire...

Posté par Philippe_Wo () le 28/11/2005 à 12:36. (lien). Évalué à 3.

Depuis quand "Open source projects" veut-il dire "Migration vers l'Open source" ?

Bon, je consois que dans le contexte, on puisse le comprendre comme ça, mais, le mot "project", ça veut dire "projet", pas "migration".

La pub c'est mal.

Posté par chl (page perso, ) le 28/11/2005 à 12:56. (lien). Évalué à 10.

<pub>
Pour ceux que ca interesse, je tiens à jour une liste le liens des dépêches linuxfr, concernant les migrations vers le libre :
http://chl.be/migrations/
</pub>

un exemple concrêt

Posté par imr () le 28/11/2005 à 13:35. (lien). Évalué à 7.

http://politics.slashdot.org/article.pl?sid=05/11/26/225231&(...)

Question de modèle économique

Posté par Jakie Kasperwsky () le 28/11/2005 à 14:57. (lien). Évalué à 1.

Quand Microsoft disent que les developpeurs de logiciels libre sont les communistes des temps modernes, ils se font en fait une publicité à l'encontre de leur défenseurs. Un état du marché 50 % des pcs utilisent des OS libres il ne faut que quelques années pour que cela tourne à 99 % d'OS libre et se joue alors une autre compétition acharné où la concurrence se joue sur les connaissances et sur la capacité à suivre les évolutions technologique. Un marché du savoir où les chinois, les indiens, les africains et les sud-américains prennent part entière à l'economie. Et ça fait réellement peur à beaucoup de gens.

Pour ça Micrsoft a récement changé son approche et joue sur la peur du libre, peur de ne pas pouvoir s'en servir, peur de ne pas avoir les services associé. La peur d'une remise en cause des dominances actuelles est en réalité un des atouts de microsoft. La firme de Redmond a récement fait publicité contre Linux sur les CD pirates, l'insecurité et le terrorisme. Le monopole "comuniste" de microsoft rassure beaucoup plus que ne le pense les adeptes du libre. Sinon comment expliquer que les gens utilisent beaucoup plus facilement OpenOffice.org quand on leur dit que c'est la nouvelle version de MS Office.

*hrrmm*

Posté par Benjamin G. ( Prae ) (page perso, ) le 28/11/2005 à 15:50. (lien). Évalué à 3.

De ce que j'ai pu voir dans les entreprises, les deux principales raisons sont d'une part la sécurité par l'obscurité (politiques assez classique dans certaines entreprises), ou bien, d'une autre part, garder une avance stratégique sur son concurrent, ou ce dernier se demande comment son concurrent direct fait mieux et moins cher que lui.

Cette discrétion a aussi des avantages ;-)

Posté par Jean-Max Reymond (Jabber id, page perso, ) le 28/11/2005 à 16:36. (lien). Évalué à 9.

la politique tarifaire de l'ogre de Redmond fait que souvent tout est mélangé au niveau licences. Ainsi, si on arrive en disant: remplacez ce MS Exchange par l'alternative Open Source Open-XChange, on se fait rétorquer que le serveur MS Exchange a été cadeau avec les licences MS Office. Ne doutons pas que si on veut remplacer du MS Office, il y aura une offre plus qu'intéressante pour un package complet MS Office/MS Exchange qui empêchera le duo Open Office/Open Xchange de rentrer. Pratique encore plus cruelle, un concurrent et néanmoins ami qui avait signé pour un gros dev PHP/Mysql de 100 000¤ s'est vu victime d'un forcing de M$$ qui a pris le marché pour l'euro symbolique. Comment peut lutter une petite entreprise ?
Il me semble au vu de ces expériences malheureuses que tous les acteurs de la vie économique étant convaincus que l'Open Source est une alternative crédible, que les réferences indiscutables sont en nombre, y compris au niveau de l'Etat, qu'il est préférable de continuer le travail de sape en souterrain jusqu'à ce que le colosse voit le sol se dérober sous ses pieds.

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CKR Solutions Open Source

[+] Mais bien sur...

Posté par pasBill pasGates () le 28/11/2005 à 16:58. (lien). Évalué à -9.

C'est evident voyons, les entreprises gardent un silence absolu car elles ont peur de perdre 2h a parler a un marketeux de MS(qu'elles ne sont pas obligees de recevoir hein), c'est une raison largement suffisante pour migrer dans le secret absolu !

C'est dingue les conneries qu'on peut inventer quand meme.

C'est un peu comme l'excuse bidon des soi-disantes marges arrieres de MS pour justifier le fait que Linux n'est pas installe sur les desktops par les constructeurs, absolument rien pour la prouver mais elle arrange bien pour expliquer le peu d'enthousiasme des constructeurs. Bizarrement bien entendu, lorsque Linux aura atteint le stade ou les constructeurs le jugent suffisant pour le desktop(comme ils l'ont fait progressivement pour les serveurs) et l'installent, les marges arrieres vont soudainement disparaitre...

Un peu d'honnetete intellectuelle n'a jamais fait de mal, et il vaut mieux regarder l'adversaire pour ce qu'il est plutot que se mettre la tete dans le sable.

Pour éviter de se manger des accusations de corruption ? :/

Posté par symoon (page perso, ) le 28/11/2005 à 22:10. (lien). Évalué à 2.

Massachusetts OpenDocument man in corruption allegation :
http://www.theinquirer.net/?article=27971

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